Une situation tendue
La crise du coronavirus provoque un ralentissement économique et une hausse de chômage importante. Fin septembre le taux de chômage à Lausanne s’établit à 5,0% (+0,5 point). Au plan national, le nombre de chômeurs est également en hausse (+13,1%) et le taux a augmenté à 3,3% (+0,4 point). Une situation qui rend la situation économique des ménages plus précaire. Il faut souligner que, selon l’OFS ( Office fédéral de la statistique) 40% de la population suisse vit dans un ménage qui a des dettes et 8% de cette population cumule 3 crédits différents. Agnes Würsch, responsable prévention de l’association bâloise Plusminus, une association d’aide aux personnes endettées, tire la sonnette d’alarme et avance que « de nombreux ménages vivants au revenu minimum ont certainement glissé dans l’endettement ».
Des ménages sous pression
Le secrétaire général de la fédération Sébastien Mercier met en garde : « La crise que nous vivons frappe particulièrement durement les personnes à bas revenus » et elle « pourrait bel et bien être catastrophique en terme de surendettement des ménages ».
Par ailleurs, le trois-quarts des ménages attend souvent 3 ans et plus avant de demander de l’aide, ce qui retarde encore plus les paiements de leur dette. Afin de soutenir les ménages dans leurs démarches, Sébastien Mercier avance qu’une adaptation temporaire de la loi sur les poursuites et faillites « afin de permettre aux personnes touchées par la crise de se stabiliser financièrement » pourrait être une bonne solution.